Jean-Claude Gobé’s speech, during the brunch.

La version prononcée fait foi.

Merci, Aglaia, pour ces beaux mots. Merci à tous d’être présents !
Mes chers amis, c’est avec grand plaisir que je vous accueille en si grand nombre, ici, aujourd’hui. Votre présence nombreuse est d’autant plus plaisante que j’ai passé les trois dernières années derrière la barrière me séparant du conseil municipal. Je n’avais pas le droit d’intervenir directement dans les débats.
J’ai cependant appuyé de mon expérience et de mes connaissances Aglaia, notre conseillère au Conseil, dans son travail remarquable. Contrairement à d’autres qui avaient présenté leur candidature à la mairie, je n’ai PAS démissionné.

Pendant ces trois ans, j’ai eu tout le temps nécessaire pour bien mesurer la distance qui sépare les préoccupations bureaucratiques de l’administration Demers et celles des Lavallois. Cette distance est énorme !

Les besoins et les attentes pratiques des citoyens ne sont pas au cœur des décisions. Pendant ces mêmes trois ans, j’ai pu aussi parcourir la ville d’Est en Ouest et du Nord au Sud, pour écouter attentivement ce que des résidents, qui venaient spontanément me saluer, avaient à me dire. Et c’est fort de tous ces constats recueillis que je vous dis qu’il est vraiment grand temps de changer les choses à l’hôtel de ville ; qu’il est grand temps de placer le citoyen, l’être humain, au cœur de l’action municipale.

Avec vous tous réunis ici dans cette salle, si nombreux, nous pouvons enfin dire que la traversée du désert est terminée. Au cours de cette traversée, nous n’avons pas seulement survécu. Nous avons su aussi nous réorganiser, nous préparer et, surtout, croître en nombre grâce à des citoyens de Laval dédiés, engagés et qui croient en notre Ville. Votre présence, ici, est le plus beau témoignage à cet égard.

Seul devant vous, avec Aglaia à mes côtés depuis exactement trois ans et dix jours, c’est avec une grande humilité que je vous remercie de votre soutien. Ce soutien, eh bien, il renforce ma volonté de vous représenter à nouveau, en tant que candidat à la mairie, pour l’élection du 5 novembre prochain.

Friends, it is with great pleasure that I welcome you today. Your presence is truly appreciated. For the past three years, I was separated from the council, not allowed to speak or intervene. I passed along my experience, my knowledge to Aglaia, our party’s councillor who sits at the Municipal Council, and for the last three years has done an exceptional job.

Unlike the other mayoral candidates from the last election, I did not step down. I continued to serve and will continue to serve.

For the last three years I have listened to you, I met with a lot of citizens from all corners of Laval, and what they have told me is, their needs are not listened by the Demers administration. Citizens have approached me and told me that the time has come to make big changes at City Hall, that we need to place the citizen first.
United today we can now say that we have crossed the desert. During this crossing, we have prepared ourselves, and listened to all of you, and this is a measure of our success.

Standing here before you, with Aglaia by my side for the last three years and ten days in counting, it is with a heavy heart that I thank you for your support. With your support, I accept this responsibility and announcing my candidacy for mayor for the next elections.

Grâce à notre score considérable aux dernières élections, nous avons pu former l’Opposition officielle. Constituer l’Opposition officielle, ici je vous le redis, c’est avoir l’obligation d’être à l’écoute de tous, d’être accessible.

En échangeant constamment avec les citoyens, en vivant avec eux leurs problèmes, ignorés ou amplifiés par l’administration municipale actuelle, Action Laval connaît mieux et comprends vos aspirations et celles des Lavallois!

Personnellement, je l’ai très bien compris : il faut vivre avec nos concitoyens, loin des grands projets centraux. Il faut se trouver au cœur des quartiers, loin des centres déconnectés. Il faut se rendre dans leurs maisons, aller les rencontrer, et surtout les écouter.

D’ailleurs, dans cet objectif de transparence et de consultations, nous vous remettons ce matin une feuille que nous vous invitons à remplir sur-le-champ !

Nous souhaitons connaître LE projet dans votre quartier, votre district, votre ville qui, selon vous, serait utile, nécessaire et qui devrait être mis de l’avant au cours des prochaines années.
Nous recueillerons toutes vos propositions et nous aurons ainsi une base solide pour concevoir notre programme électoral. Action Laval est près des Lavallois et présentera ainsi des engagements clairs, terre-à-terre et nécessaires !

Il va sans dire que les projets retenus tiendront compte de la capacité de payer des Lavallois! Cette proximité nous permet aussi de comprendre véritablement le sentiment de frustration qui gagne les Lavallois face à l’administration Demers.

C’est une administration qu’ils perçoivent à la fois comme distante. M. Demers, comme maire, s’est soustrait à ses premières responsabilités. Il défend des projets dont la valeur ajoutée, sur le plan social, n’est pas démontré. Et surtout, il a tellement augmenté les taxes municipales perçues chez les Lavallois que c’est devenu sa principale réalisation, sa marque de commerce !

Comment vous trouvez cela que des citoyens de Laval, qui ont été résidents pendant 20 ans, 30 ans, et même 40 ans, quittent Laval parce qu’ils n’ont plus les moyens de vivre dans leur maison à cause de la hausse très importantes des taxes municipales ! Sans oublier que ces hausses de taxes augmentent aussi les loyers! Moi, je trouve cela tout simplement scandaleux. Vous ?

Je le savais déjà, mais aujourd’hui, je suis plus convaincu que jamais : gérer une ville ce n’est pas se complaire dans les délibérations au Conseil de Ville. Ce n’est pas seulement poursuivre de grands projets. Il nous faut d’abord et avant tout placer impérativement les citoyens au cœur de l’action municipale et vivre la ville au rythme de leurs aspirations.

Pour nous, pour Action Laval, ce sont les citoyens d’abord !
À la blague, je dis souvent que je ne suis pas la réincarnation d’un pharaon. Rassurez-vous, après notre élection, je ne ferai pas construire de pyramides, toujours plus grandioses et dispendieuses, pour tenter d’éclipser les maires avant moi. Je ne ferai pas de grands projets non essentiels et concentrés dans un centre artificiel, bien loin du milieu de vie de notre population.

Mon plus cher désir est plutôt d’offrir à l’ensemble des Lavalloises et des Lavallois ce qu’ils veulent vraiment : des services de proximité efficaces et un milieu de vie de qualité. Des services pour tout le monde ! Sans aucune distinction quant aux origines, aux langues parlées ou au niveau de revenus.

Je ne peux pas relever ce défi seul, avec Aglaia et notre équipe. Je dois le faire avec des gens de bonne volonté provenant de tous les horizons et de toutes les réalités de Laval. Nous devons pousser encore plus loin la conversation avec la population. Et nous avons un an pour le faire ! Aujourd’hui, 13 novembre, je vais appeler à mes côtés des hommes et des femmes engagés dans l’action citoyenne de leur milieu. À commencer par Aglaia Revelakis, ma première candidate en 2013 et, maintenant, ma première représentante pour 2017 !

Mais avant d’appeler le reste de notre équipe sur scène, j’ai une annonce à faire. Notre parti a en effet décidé de se donner un nouveau logo, une nouvelle identité visuelle, pour mieux refléter ce que nous sommes ! C’est-à-dire une équipe orientée vers le citoyen. Une équipe dynamique axée sur la rigueur, l’engagement et la modernité. Que ses couleurs soient les couleurs de notre victoire commune !

Vous êtes les dix premiers représentants de districts de Laval, sélectionnés par un comité d’experts très sérieux et crédibles et qui ont assuré un processus strict lié à nos valeurs citoyennes. Avec vous, notre organisation va pousser la réflexion et la conversation encore plus loin avec la population.

Mes amis.

Ces dix représentants n’ont pas été sélectionnés au hasard. Cette nouvelle équipe, nouvel organe de notre parti, n’est que la première partie de ce qu’elle sera une fois complétée, en temps et lieu. Chacune et chacun, à sa façon, représente une facette de Laval. Notre ville est diversifiée en son cœur et en ses façons d’être et d’agir. Il nous faut nous accorder à son rythme.

Nos dix représentants sont tous des gens passionnés et dotés d’une probité à toute épreuve. Certains étaient avec nous lors de la dernière élection, mais la plupart se sont joints à nous en cours de route. Nous pouvons tous constater la qualité de leurs parcours, tous très différents, et notamment leur enracinement dans leur milieu. C’est avec beaucoup de fierté que je leur souhaite la bienvenue !

Durant les trois dernières années, avec Aglaia, nous avons tenté, et je crois avoir réussi, à constituer une Opposition constructive et sérieuse. Notre efficacité, nous la devons à notre cœur mis au service des intérêts des Lavalloises et des Lavallois. Et notre positionnement a été constamment celui de la recherche de solutions et de la bonne gestion. Nous avons l’intérêt de tous les citoyens de Laval à cœur.

Nous avons été critiqués et nous le serons toujours, bien entendu. Certaines mauvaises langues pourraient rapporter que nous avons, parfois, pris des positions semblables à celles de l’administration et que nous avons même appuyé certains de ses projets.

Eh bien oui, nous l’avons fait parce que, contrairement à d’autres, nous avons assumé notre responsabilité d’Opposition officielle dans un esprit positif, constructif et parce que, pour nous, l’intérêt des citoyens passe avant toute gloriole partisane.

À mon profond regret, il me faut ajouter que certains conseillers indépendants, regroupés d’ailleurs en un assemblage de bric et de broc se réclamant de l’Opposition, ont trop tendance à se cacher derrière des considérations de démocratie et droit de parole pour en fait s’attaquer incorrectement et mal à propos à l’administration. L’administration Demers a bien des défauts, mais elle ne mérite pas d’être traitée de façon irrespectueuse.

Ce n’est pas en versant leur fiel sur leurs collègues conseillers et les fonctionnaires de la ville que ces conseillers indépendants pourront faire avancer les dossiers importants pour les citoyens. Dans un organisme démocratique, même si on occupe un rôle d’opposition au pouvoir, on ne s’oppose pas pour s’opposer. Mais faut-il encore que ces conseillers municipaux prennent la peine de bien connaître les dossiers, de bien discerner les enjeux et de bien représenter les intérêts citoyens concernés.

Par leurs comportements et leur manque de rigueur, ces conseillers indépendants à l’hôtel de ville contribuent de façon importante à ce qu’on peut qualifier de politique spectacle et de jeu de coulisse malsain. Ces comportements minent actuellement notre démocratie municipale.

Pour notre part, nous avons choisi d’agir avec responsabilité. Avec la bonne gouvernance et l’intérêt de la Ville de Laval à cœur, nous n’avons jamais joué la carte de l’Opposition stérile. Nous avons toujours tenté de faire avancer les choses de façon positive et nous avons toujours agi dans le meilleur intérêt de la population de Laval.
Durant les trois dernières années, nous nous sommes acquittés du mandat d’Opposition officielle par tous les moyens à notre disposition. Nous avons exercé un suivi serré de l’ensemble des décisions de l’administration et bien relevé ses gaffes. Et des gaffes, il y en a eu malheureusement beaucoup trop jusqu’à maintenant !

De ces gaffes, prenons-en une monumentale. L’an dernier, le maire Demers a pris la position d’octroyer en monopole le contrat du transport de la neige, sans aucun appel d’offres, à un OSBL maintes fois critiqué au Québec pour ses pratiques.

Je pense ici à ces messieurs, des artisans-camionneurs, des pères de famille, qui l’hiver dernier n’auraient pas pu travailler chez eux à Laval si nous n’avions pas été là pour les épauler dans leurs démarches. Nous nous sommes donc battus et nous avons réussi. Cette décision insensée du maire a été infirmée et les 200 pères de famille ont pu travailler à Laval.

Mais parlons un peu plus de cette administration. L’administration du Mouvement lavallois de Marc Demers. Un mouvement qui n’a pas su se démarquer. Un mouvement sans saveur et sans vision. Un mouvement qui se vante d’avoir mis fin à la corruption à Laval, alors que c’est la SQ qui a fait tout le travail. Un mouvement qui se vante d’avoir réalisé de grands projets, alors que l’ensemble de ces derniers ont été initiés sous Gilles Vaillancourt.

Un mouvement qui dilapide votre argent, qui augmente les taxes et le prix des loyers. Un mouvement qui n’a rien fait, sinon dépenser en matière de communications pour se doter d’un pseudo bilan. Une équipe de communication qui est d’ailleurs passée d’une dizaine à une cinquantaine d’employés, en plus d’envisager l’octroi prochain d’un contrat à une firme de communication externe d’une valeur pouvant aller jusqu’à 5 millions de dollars.

Veut-on vraiment subir encore pendant cinq ans cette administration incapable de s’occuper des nids de poule dans les rues ? Imaginez cinq années supplémentaires de rues mal déglacées, d’application tatillonne de la réglementation et de hausses de taxes qui ne se justifient pas ! Je ne sais pas pour vous, mais moi, c’est non !

Mes chers amis.

Vous savez, je pourrais encore parler des heures de cette administration qu’il nous faut absolument remplacer lors de la prochaine élection. Mais passons plutôt maintenant à des choses plus agréables. Merci de votre écoute et bon appétit !